Véritables funambules, les chats ont toujours fait l'objet de légendes : ils auraient sept vie, un sixième sens, porteraient malheur, retomberaient toujours sur leurs pattes. Hum, hum... Si nos gracieux compagnons font preuve d'une souplesse et d'un équilibre bluffant quand on les voit sauter d'un arbre ou d'une chaise, ils se font parfois rattraper par les lois de la physique. En effet, les chutes des balcons sont la première cause de mortalité des chats de famille. La cause ? Quand il chute, ses moustaches lui permettent en quelques fractions de secondes d'évaluer la distance qui le sépare du sol et de préparer sa réception. Si la chute est inférieure à 1,5 mètres, il n'a pas le temps d'estimer cette distance et cela peut lui être fatal. S'il chute de très haut, le choc de l'impact au sol est alors beaucoup trop fort
La vérité : le dicton n'est valide qu'entre une hauteur de 1, 5 mètres et d'un étage.
Oyez oyez, étudiants naïfs, parents soucieux et paresseux des dates, l'histoire de l'intox la plus célèbre du dernier millénaire. La guerre de Cent Ans, comme son nom ne l'indique pas, a en fait duré 116 ans ! Petit rappel historique : en 1337, la France et l'Angleterre étaient très intiment liées, juridiquement et culturellement. C'est alors que le roi d'Angleterre, Édouard III revendique officiellement le trône de France à son cousin, Philippe VI. Bien entendu, sa requête ne passe que très moyennement et c'est le début d'un conflit, qui ne s'arrêtera que 116 ans plus tard en 1453.
Cette guerre si longue et riche en multiples rebondissements sera quand même le terreau d'une vocation unique en son genre : pucelle combattante guidée par Dieu, la très Sainte Jeanne d'Arc y accomplira sa destinée tragique.
Un petit café en fin de repas, vous adorez ça. Pourtant, après un dîner, vous preférez un déca, pour être sûr de ne pas être excité par la caféine avant de vous endormir. Car le décaféiné, comme son nom l'indique, ne contient pas de caféine.
Faux, archifaux : une récente étude américaine a montré qu'une tasse de à café contient, en moyenne, 42 mg de caféine et qu'une tasse de déca en contient 2,2 mg à 3,5 mg. Donc même dans le déca il y a de la caféine. A un taux plus faible, certes, mais peut-être faites vous partie des 30% de la population susceptibles d'en ressentir les effets.
La vérité : buvez donc une verveine et on n'en parle plus.
Les cheveux blancs, on n'est jamais vraiment content de les voir arriver. Mais quand, tripatouillant anxieusement notre tête en vue de chasser les neigeux intrus, nous nous faisons rappeler à l'ordre par un : "Attention, si tu en arraches un, il y en a sept nouveaux qui poussent !"... c'est trop. Non contente de nous rappeler à l'ordre en nous décolorant la tête, la nature nous punirait en multipliant par 7 la fâcheuse dépigmentation ? Eh bien, chers têtes poivre et sel, vous pouvez vous réjouir : ceci est faux ! A un âge plus ou moins avancé, les mélanocytes (cellules pigmentaires des cheveux) arrêtent tout simplement de produire de la mélanine : ces cellules peuvent être "épuisées" ou mortes. Mais puisque ces cellules fonctionnent indépendamment sur chaque cheveu, il n'y a aucun risque à arracher un, ou dix, ou mille cheveux blanc (si ce n'est celui de se retrouver chauve).
La vérité : le cheveu arraché repoussera blanc.
Tous les enfants ont entendu au moins une fois cette réflexion étrange et néanmoins assez traumatisante : "N'avale pas ton chewing-gum ou il va rester collé des années dans ton estomac ".Oui, ça peut faire peur. Comme le non moins fameux "Ne louche pas, tu vas rester bloqué ", cette idée reçue populaire est née d'une menace parentale à but dissuasif. Et c'est ainsi que des milliers de bambins ont intégré cette aberration au point d'en être encore persuadé à l'âge adulte. Pas vous ? Et pourtant, avaler un chewing-gum n'est pas vraiment dangereux. Principalement composée d'éléments non digestibles par l'organisme, la gomme traverse simplement le système digestif pour être rejeté dans les selles au bout de quelques jours. A la limite, le plus grand inconvénient des chewing-gums, c'est d'en mâcher trop et de subir de désagréables problèmes de ballonnement intestinal, à 10 000 lieues de "la fraîcheur de vivre".
La vérité : avalez qui vous voudrez.
Le Mont Saint-Michel est le troisième site le plus visité de France après le Château de Versailles et la Tour Eiffel.
La meilleure façon de le découvrir ? Franchir à pied les quelques kilomètres de baie sablonneuse qui entourent cette la forteresse. Trajet pendant lequel les guides ne manqueront pas de vous rappeler qu'à cet endroit la mer monte à la vitesse d'un cheval au galop. Plutôt angoissant non ? Mais heureusement faux... Si les plus grandes marées d'Europe ont bien lieu à cet endroit, on est bien loin de cette vitesse symbolique. En réalité, la mer monte et descend à la vitesse maximale de 5km/heure, soit l'équivalent d'un homme qui marche. Donc pas la peine de courir, détendez-vous et admirez le paysage.
La vérité : la mer monte à la vitesse d'un Chabal en sabots.
Bon pour les reins, pour le teint, pour les maux de tête... depuis la moitié du vingtième siècle, boire de l'eau en quantité importante est la base d'une bonne hygiène de vie. Plus d'un litre d'eau par jour, l'équivalent de 6 grands verres, soit un grand verre d'eau toutes les trois heures dans la journée. Pas insurmontable, certes, mais fortement désagréable quand on n'a pas soif.
Amis des dromadaires, réjouissez-vous, cette règle populaire est désormais tombée en désuétude.
Une étude américaine de La Société Américaine de Néphrologie révèle que rien n'indique que boire de l'eau en grande quantité est bénéfique sur l'organisme.
En bref, buvez quand vous avez soif. Simple non ?
La vérité : c'est la fin des boit-sans-soif.
Prenez de l'eau de mer dans votre main. Evidemment, elle sera incolore. Et si la mer lagon des tropiques est d'un bleu si éclatant, c'est forcément parce que le bleu clair du ciel se reflète sur elle, non ? Pas si simple en réalité : en pénétrant dans une grande profondeur d'eau, une partie de la lumière est absorbée par les molécules. Mais pas de façon égale, puisque ce sont d'abord les longueurs d'onde correspondant au jaune et au rouge qui sont absorbées. De ce fait, la lumière perçue par la rétine sera plus riche en bleu, vert ou gris selon la profondeur et la composition de l'eau.
La vérité : c'est l'eau qui couvre les deux tiers du globe qui donne sa couleur bleue au ciel. Ironique, n'est-ce-pas ?
Regardez bien la photo ci contre : de pauvres pingouins piétinent la neige avec peine, en rêvant de pouvoir déployer leur ailes et s'envoler gracieusement dans le ciel. Mais pas de bol, vu les petites ailes ridicules dont ils sont affublés, les pingouins ne peuvent pas voler"... Encore une idée reçue !Pourquoi ? Les oiseaux de la photo ne sont pas des pingouins, mais des manchots ! Et c'est de là que vient la confusion. Ces deux espèces d'oiseaux se ressemblent tellement que l'on a tendance à les confondre. Rajoutez çà cela le fait que manchot se prononce penguin en anglais. Pour préciser : non, les manchots ne savent pas voler, mais oui, les pingouins peuvent voler. On n'ira pas jusqu'à dire qu'ils se font le tour du monde ou qu'ils soient particulièrement gracieux, mais ils volent. Et c'est bien ça le sujet, non ?
La vérité : à votre avis, pourquoi les appelle t-on "manchots" ?
Une rumeur populaire veut que les maternités débordent de travail les soirs de pleine lune. Et pourtant... De nombreuses études ont été réalisées afin de vérifier cette théorie et non, les accouchements ne sont pas plus nombreux les soirs de pleine lune. Et si vous ne le croyez toujours pas, demandez aux sages-femmes : le nombre de naissances ces soirs-là reste strictement identique. Mais la pleine lune fascine et fascinera toujours : se couper les cheveux les soirs de pleine lune les rendrait soi-disant plus vigoureux. Les fous seraient plus excités les soirs de pleine lune. Sans parler des loups-garous, ces humains qui se transforment en loups prédateurs les soirs fatidiques. Vous y croyez ?
Dans les parkings payants des places sont réservées aux femmes.Elles sont situées à côté de la sortie et des caisses.
République dominicaine.
En cas d'accident,les secours d'urgence sont pratiquement inexistants.
Mexique.
Du samedi soir au lundi matin,de nombreux conducteurs sont ivres en particulier les jours de paye, soit les 15 et 30 du mois.
Afrique du sud.
Deux véhicules sur trois ne sont pas assurés.
Costa Rica.
Pas de règle de priorité,le plus gros véhicule s'impose .
Roumanie.
En ville, les Roumains enlèvent souvent leur balais d'essuies-glaces pour ne pas se les faire voler.
Chili.
Dans la capitale,Santiago le sens de circulation de certains boulevards peut changer j'usqu'à trois fois par jour.
Canada.
En centre ville,dans certaine rues,des voies sont réservées au covoiturage.Seule les voitures avec plus de deux passagers peuvent les emprunter.
Pérou.
Les " Combis " petits bus de transport de personnes font souvent la course entre eux.
Danemark.
Par courtoisie,il convient de signaler son intention de doubler par un appel de phare.
Paraguay.
Seul 10 % du réseau routier est asphalté.
Emirats Arabes Unis.
En cas de contrôle d'alcoollémie positif. le conducteur encourt un mois de prison.
Equateur.
La signalisation routière est pratiquement inexistante.
Argentine.
Les conducteurs n'utilisent jamais le clignotant.
République Dominicaine.
Les camions ont la facheuse habitude de rouler tous feux éteints la nuit.
Cuba.
Le port de la ceinture de sécurité n'est pas obligatoire.
Ile Maurice.
Un bras par la fenêtre du conducteur peut signifier l'intention de tourner à gauche ou à droite.
Nouvelle Zélande.
L'assurance automobile n'est pas obligatoire.
Taïwan.
Ici, le respect des feux rouges est rare.
Taïwan.
Les 2 roues ont une voie réservée aux feux, devant la file des voitures.
Luxembourg.
Les carburants sont les moins chers d'Europe.
Thaïlande.
Pas de règle de priorité ni de règle de circulation tout particulièrement pour les deux roues.
Tunisie.
Le klaxon fait office de clignotant pour doubler.
Algérie.
Lorsqu'un conducteur met son clignotant à gauche,cela peut signifier " doublez-moi "
Venezuela.
Les conducteurs indiquent leur changement de direction en passant le bras par la fenêtre. Prudence !Ils peuvent aussi bien tourner à gauche qu'à droite.
Japon.
Au Japon,le permis international n'est pas valable.
Croatie-Estonie-Hongrie-République Tchèque.
Tolérance 0 concernant l'alcoolémie au volant.
Suisse.
A certains feux,l'obligation est signalée au conducteur de couper le moteur.
Autriche.
Le feu vert clignotant indique que le feu va passer au rouge.
Guyane.
Les orages sont souvent si violents qu'il est fortement recommandé de s'arrêter pendant l'ondée.
Vietnam.
90 % des véhicules en circulation sont des motos qui pour la plupart ne respectent pas le code de la route.
Etats-Unis.
La priorité à droite n'existe pas La priorité est donnée au véhicule qui arrive en premier au croisement après avoir marqué un temps d'arrêt.
Brésil. Il est interdit de conduire en tongs.
Russie
Attention à l'abus de vodka: La Russie applique la tolérance 0 pour l'alcool au volant. ( 0g/L )
Si un Suisse vous dit qu’il commence à "monter les tours", c’est qu’il...
A l'instar des moteurs de voitures, quand les suisses montent les tours (les tours / minute ndrl), c'est qu'ils commencent à s'emballer autrement dit qu'ils s'énervent.
"Faire la poutze" signifie En suisse "Faire la poutze" ou poutzer, signifie faire le ménage, nettoyer. Ce provient du mot allemand putzen, qui signifie "nettoyer".
En Suisse, qu’est-ce qu’une "borne hydrante" ? Si vous croisez une borne hydrante en Suisse n'espérez ni vous désaltérer ni croiser un pot de crème géant pour le visage. Il s'agit en effet d'une pompe à incendie.
"Mettre le cheni" signifie : Le "cheni" des objets ou des pièces en désordre. Il provient du français chenil, qui avait au XVIIème siècle le sens de "logement sale".
Si un Suisse vous demande de lui prêter votre "fœhne", il veut parler de : Le Foehn est un vent du sud chaud et sec qui a perdu son humidité en traversant les Alpes. Par extension, les suisses-romans utilisent ce mot pour désigner un sèche-cheveux.
En Suisse, "foutre loin" signifie : Attention à bien choisir les objets que vous "foutez loin", ils seront en effet jetés à la poubelle de manière définitive.
Si un Suisse s’exclame "j’ai mon fond", cela signifie : Expression purement aquatique, l'expression "avoir son fond" signifie avoir pied.
Si un Suisse vous dit qu’il a perdu sa "fourre à natel", c’est qu’il a égaré : En suisse, le mot fourre désigne tout ce qui peut se rapporter à un étui : une housse, une enveloppe protectrice, une chemise, plastque. Quant à l'énigmatique natel, il désigne un téléphone portable. C'était en fait l'une des premières marques de téléphones déposée par Swisscom.
L’expression "faites seulement" signifie : En français, l'expression "faites seulement" équivaut à notre "allez-y, je vous en prie.
Que signifie l'expression "en plein dian" ? En plein midi.
Si votre nouvel ami suisse vous annonce qu'il est maître fruitier, cela veut dire... qu'il vend du fromage
Que signifie "aller au nô nô" ? Aller se coucher
Que signifie "peler un œuf" ? Décortiquer un oeuf
Si votre ami suisse vous conseille de vous mettre à la chotte, cela veut dire... Qu'il faut vous mettre à l'abri de la pluie
Comment dit-on "poser une question" en Suisse ? Demander une question
Vous entendrez peut-être quelques Suisses parler de Jean Rosset, qui est-ce ? Le soleil
Que signifie l'expression "envoyer quelqu'un aux pives" ? Envoyer quelqu'un balader
Comment dit-on "A votre santé !" en Suisse ? "Santé et conservation !"
Quand on met les pieds dans le plat, on aborde maladroitement un sujet sensible, sans s'en rendre compte. Au XIXe siècle, un "plat" était une vaste étendue d'eaux basses. "Mettre les pieds dans le plat" est à rapprocher de "faire une gaffe" ou "gaffer", qui signifiait en provençal "patauger dans la boue". Le fond d'un plat, au sens défini précédemment, est souvent boueux et vient troubler la clarté de l'eau lorsqu'on y met les pieds. C'est à ce phénomène que se réfère l'expression, qui signifie qu'une personne aborde un sujet à éviter et qu'elle continue à en parler longuement, semant ainsi le malaise chez son auditoire. Le premier sens fut tout d'abord "agir sans aucune discrétion".
Boire à l'oeil
Consommer à l'œil signifie consommer gratuitement. Au XIXe siècle déjà, on disait "avoir un repas à l'œil", pour signifier qu'on l'obtenait à crédit. Cette expression pourrait provenir de "ne payer que de sa personne", qui signifie que celui qui rendait un service ne le faisait sans aucune autre garantie que l'apparence de son client. Egalement, on disait en provençal : "compra à l'uéti" qui signifiait "acheter sans peser", donc acheter en estimant seulement le poids. Ensuite est apparue l'expression "faire un œil à quelqu'un" pour figurer qu'on lui faisait crédit. Par extension, "consommer à l'œil" aurait pris le sens de "gratuitement".
"Boire aux frais de la princesse" a le même sens. La consommation est payée par une personne riche, une entreprise ou une administration. On emploie cette expression depuis 1828.
Prendre une douche écossaise
La douche écossaise est synonyme d'un comportement très contrasté. Aujourd'hui, de nombreuses personnes l'utilisent à tort pour désigner une défaite. L'expression, qui date du XIXe siècle, fait référence à une hydrothérapie que l'on pratiquait en Écosse, et ressemblant au sauna que l'on pratique encore dans le nord de l'Europe. Au sens propre, la douche écossaise consiste à alterner des jets d'eau très froids et des jets très chauds, ce qui est sensé activer la circulation sanguine. Par analogie, l'expression a pris le sens figuré de "comportement lunatique ou contrasté". Ainsi, on peut dire d'une personne qu'elle prend une douche écossaise lorsque quelqu'un se comporte avec elle d'une façon très chaleureuse, puis glaciale l'instant d'après.
Faire les 400 coups
D'où viennent ces 400 coups ? Lors de la guerre menée par Louis XIII contre le protestantisme, la ville de Montauban fut attaquée en 1621 par 400 coups de canon, censés faire plier les habitants qui étaient en majorité protestants. Mais ils ne se rendirent pas. L'expression est restée et on dit d'une personne qu'elle "fait les 400 coups" lorsqu'elle mène une vie désordonnée, sans respect de la morale, des us et coutumes.
Pleurer comme une madeleine
Ou plutôt une Madeleine, avec une majuscule s'il vous plaît. Parce que l'on ne parle pas du petit gâteau préféré de Proust dans cette expression. C'est une référence à la Bible, et plus précisement à l'histoire de Marie, de la ville de Magdala, plus tard nommée Marie Madeleine. Cette femme était une ancienne prostituée, qui se présenta à Jésus lorsqu'elle apprit qu'il était à Magdala. Elle se mit à ses pieds, les arrosant de ses larmes et de parfums, tout en les séchant avec ses cheveux alors qu'elle lui confessait ses pêchés. Jésus lui pardonna, et Marie Madeleine devint sa plus fidèle disciple. Lors de sa résurrection, c'est à elle que le Christ se présenta en premier. Aujourd'hui, une Madeleine ou une Marie Madeleine désigne une ancienne prostituée, et l'on dit d'une personne qu'elle "pleure comme une madeleine" lorsque l'on trouve que ses pleurs sont excessifs ou non justifiés.
Etre médusé
Dans la mythologie, Méduse était une très belle jeune fille que Neptune enleva pour l'amener dans le temple de Minerve. Celle-ci, se sentant offensée par la beauté de Méduse, la transforma pour se venger en une créature ignoble, avec des serpents pour cheveux, des dents de sanglier et des ailes d'or. Elle était devenue si laide que quiconque la regardait s'en trouvait stupéfait et était changé en pierre. D'où le sens actuel de cette expression : ébahi, effaré.
Rater le coche
Aujourd'hui, rater le coche signifie, rater une occasion. Au XVIIe et au XVIIIe siècles, les "coches" étaient des moyens de transport fluviaux dont les départs et les arrêts dépendaient d'horaires précis. Le coche d'eau était le moyen de transport le plus utilisé. Cependant, emprunter ce type d'embarcation restait une aventure. Ainsi, "rater le coche" signifie que l'on rate une bonne occasion de vivre un événement particulier et qui aurait pu être palpitant ou fructueux.
Faux jeton
On utilise souvent le terme "faux jeton" pour désigner une personne hypocrite. La réelle expression est "faux comme un jeton". On connaît les bouliers que les Romains utilisaient pour compter avant que les chiffres arabes n'apparaissent. Ils furent remplacés par des "jetons" que l'on utilisait en particulier pour compter des sommes d'argent. Ces petites pièces n'avaient aucune valeur mais certains s'en servaient parfois de monnaie auprès des plus simples d'esprit. Depuis, on qualifie une personne fausse et hypocrite de "faux jeton".
Tomber dans le panneau
Au XVe siècle, le "panneau" était un filet tendu sur le passage des petits animaux sauvages, qui permettait de les capturer sans avoir besoin de les approcher et donc, sans les effrayer. Depuis, on emploie cette expression pour dire qu'une personne s'est faite piéger sans s'en rendre compte.
Etre au bout du rouleau
"Je n'en peux plus, je suis épuisé, au bout du rouleau". Ok, mais pourquoi le bout du rouleau pour dire que l'on est fatigué ? Jusqu'au Moyen Age, le "role" était une sorte de bâton d'ivoire ou de buis sur lequel les anciens collaient des parchemins, et qui faisait office de livre. Plus tard, ce mot s'est transformé et a servi à désigner d'autres types d'objets. Quand le parchemin était de petite taille, on l'appelait un "rollet". Ce nom s'est appliqué au domaine du théâtre où l'on disait d'un comédien qui avait obtenu un petit rôle qu'il avait un "rollet", soit : peu de répliques, et par extension, peu d'arguments. A partir du mot "role" est également apparu le "rouleau", diminutif de "role de papier", et qui désignait les rouleaux de papier que l'on connaît encore aujourd'hui et qui servaient déjà à l'époque à ranger les pièces de monnaie. "Etre au bout du rouleau" signifiait donc ne plus avoir de ressources, avoir utilisé toutes ses pièces. Aujourd'hui le sens est le même mais s'est étendu à tout type de ressources physiques ou morales.
Voilà une expression, apparue à la fin du XVIIe siècle, aux origines très controversées. Elle signifie en tout cas "échouer". La première hypothèse consiste à dire que l'eau de boudin serait celle dans laquelle on nettoie les boyaux avant la fabrication des boudins. Il s'agirait donc d'une eau sale, inutilisable et par extension à laquelle on pourrait assimiler une situation vouée à l'échec. La seconde origine proposée est une déformation de "s'en aller en aunes de boudins", où l'aune est une unité de longueur. Ici, on comparerait un contexte peu favorable à la mort du porc, transformé en charcuterie. Par la suite, d'autres linguistes ont dit qu'il pourrait s'agir d'une déformation de "s'en aller en os de boudin". Le boudin n'ayant pas d'os, l'expression signifierait que l'on va vers quelque chose qui n'existe pas ou qui va échouer. L'explication la plus probable tient plus certainement au sens qu'avait le mot "eau" au XVIe siècle, à savoir, "excrétions liquides". Quant au "boudin", il désignait le sexe masculin, et son radical "bod" servait à qualifier le ventre, le nombril. L'expression serait alors "partir en eau de ventre", autrement dit en colique, concordant avec son sens de "échouer, être dans une situation peu râgoutante et peu favorable..."
A la queue leu leu
Marcher à la queue leu leu, c'est avancer les uns derrière les autres. C'est le latin "lupus" qui a donné au XIe siècle les noms "leu" et "lou". Deux siècles plus tard y sera ajouté un "p" donnant notre actuel "loup". Toutefois la forme "leu" subsistera jusqu'au XVIe siècle. "A la queue leu leu" renvoie donc aux loups qui, se déplaçant bien souvent en meutes, se suivent et marchent dans les pas les uns des autres, soit "les uns derrière les autres".
Donner sa langue au chat
Donner sa langue au chat signifie abandonner une réflexion, reconnaître son ignorance en arrêtant de chercher la solution à une question. Autrefois, on disait "jeter sa langue au chien". Cette expression avait un sens dévalorisant car à l'époque, on ne "jetait" aux chiens que les restes de nourriture. "Jeter sa langue aux chiens" signifiait alors ne plus avoir envie de chercher la réponse à une question. Petit à petit, l'expression s'est transformée pour devenir "donner sa langue au chat", au XIXe siècle. En effet, à cette époque, le chat était considéré comme un gardien de secrets. Sa parole serait donc de valeur considérable, et il pourrait s'agir en "donnant sa langue au chat", de lui prêter la parole pour qu'il nous donne la réponse à une devinette.
Jeter la pierre
"Je ne vous jette pas la pierre Pierre, mais j'étais à deux doigts de m'agacer". Qui n'a jamais entendu cette réplique culte du film "Le Père Noël est une ordure", prononcée par Josiane Balasko ? Jeter la pierre signifie être le premier à accuser une personne. Cette expression remonte à la nuit des temps. Elle fait allusion à l'Evangile et à la "première pierre" jetée sur la femme adultère. En effet, à cette époque, la religion punissait de lapidation ceux et celles qui commettaient certains pêchés (dont l'adultère). Les premières pierres étaient jetées par les témoins du crime et les suivants continuaient à lapider le fautif jusqu'à ce que mort s'en suive. Une variante est apparue au milieu du XVe siècle où l'on disait "jeter des pierres dans le jardin des voisins" pour les accuser de quelque chose.
Il y a belle lurette
"Je l'ai connu il y a belle lurette", autrement dit, il y a bien longtemps. Au XIXe siècle, le mot "heurette" signifiait "une petite heure". L'expression "il y a belle lurette" est une déformation de "il y a belle heurette", qui qualifiait à l'époque une durée indéterminable.
Prendre une veste
Quand on prend une veste (que ce soit d'un point de vue professionnel, affectif, sportif...), c'est que l'on a subi un échec. Cette expression, qui date de 1867 très exactement, semble être une référence au jeu de carte appelé "capot" dans lequel on disait "mettre un adversaire capot" pour signifier qu'il avait subi un échec, qu'il était ruiné. Or, il existait également un vêtement du nom de capote, qui a donné l'expression "prendre une capote", puis au fur et à mesure "prendre une veste". Cette expression a gardé le sens originel de "être capot", c'est-à-dire "subir un échec".
C'est une autre paire de manches
On a recours à cette expression quand on veut dire qu'il s'agit là d'une toute autre affaire. Au XVIe siècle, les femmes amoureuses pouvaient donner à un chevalier une des manches de leurs habits, car celles-ci n'étaient pas cousues définitivement. Ce geste symbolisait la fidélité. "Une autre paire de manche" aurait donc pu signifier que l'un ou l'autre avait été infidèle et avait commencé une nouvelle histoire d'amour, donc quelque chose de très différent. A la même époque, on pouvait changer les manches de ses vêtements en fonction des activités que l'on allait exercer. Passer d'une paire de manches à une autre signifiait donc que l'on allait faire des choses tout à fait différentes. Cette expression est restée pour signifier que l'on passe d'un sujet ou d'une occupation à une autre qui n'ont aucun lien.
Rentrer bredouille
Bredouille : voilà un drôle de mot. Quel peut bien en être l'origine ? Du XIIe au XIXe siècle, le jeu de "trictrac" était très en vogue. Il se jouait à 2 personnes, chacune ayant 2 dés et 15 dames. Le but était de gagner 12 trous. Lorsqu'un joueur gagnait tous les trous sans même que son adversaire ait le temps de jeter ses dés, on disait qu'il "jouait bredouille". "Etre mis en bredouille" signifiait donc que l'on n'avait rien gagné du tout. L'expression a ensuite pris le sens d'"être ivre", puis "ne pas avoir été invitée à danser" lors d'un bal pour les femmes. Enfin, au XIXe siècle, elle s'est appliquée au domaine de la chasse et a pris le sens de "rentrer sans gibier". Aujourd'hui, elle sous-entend que l'on n'a pas obtenu ce que l'on cherchait.
Il me court sur le haricot
Cette expression familière est née à la fin du XIXe siècle. Elle signifie que quelqu'un nous agace beaucoup. "Courir quelqu'un" signifiait déjà au XVIe siècle "l'importuner". Quant au "haricot", il correspondait, en argot, à un "orteil". Qui plus est, on l'utilisait également sous la forme "haricoter" qui signifia tout d'abord "être mesquin", puis "importuner".
Se faire appeler Arthur
"Il est plus de minuit et il n'est toujours pas rentré ! Je peux te dire qu'il va se faire appeler Arthur dès qu'il passera le pas de la porte !" Cette expression, synonyme de "se voir faire des remontrances, se faire disputer", proviendrait de la Seconde Guerre mondiale. Elle ferait référence à l'occupation de la France pendant laquelle le couvre-feu avait été fixé à 20h. Le nom "Arthur" serait une déformation de l'allemand "acht uhr" (vingt heures) que les patrouilles ennemies criaient aux retardataires éventuels.
Tout le monde sait que cette expression signifie "arriver en retard". Mais que vient faire "la bourre" dans la tournure de phrase ?
Autrefois, "être à la bourre" signifiait que l'on était pauvre, dans la misère. Cette expression serait née d'un jeu de cartes appelé "bourre". Celui-ci pouvait se jouer à 2, 3 ou 4. Tous les joueurs misaient la même somme, et le tout était ensuite partagé entre eux en fonction du nombre de plis que chacun avait levé. Lorsque l'un d'eux n'avait fait aucune levée, on disait alors qu'il était "bourru". Au fil des manches, il était possible de ramasser un bon paquet d'argent, si bien que celui qui "bourrait" était celui qui avait perdu toute sa fortune, qui avait pris du retard dans le nombre de plis amassés. Par extension, "être à la bourre" est entré dans le langage courant pour signifier qu'une personne est en retard.
"Bon, tu te dépêches oui ? Je vais pas poireauter 107 ans !"
Cette expression signifie bien sûr attendre très longtemps. Mais pourquoi utilise-t-on le nombre 107, et pas 52 ou 406 ans ? En fait, il semblerait que la construction de la cathédrale Notre-Dame de Paris ait duré 107 ans. C'est de là que viendrait l'expression. Quant à poireauter ou "faire le poireau", il faut savoir qu'au milieu du XIXe siècle, l'expression était en réalité "planter son poireau". Elle provenait sans doute de la locution "rester planté", qui sous-entend l'immobilité et l'inactivité. "Faire le poireau" signifie que l'on reste droit et immobile à attendre longuement.
Avoir un nom à coucher dehors
Aujourd'hui, cette expression signifie avoir un nom difficile à prononcer ou à retenir. Son origine est assez surprenante. Elle provient en effet d'une époque où lorsqu'une personne était perdue et devait demander le gîte à des inconnus, il valait mieux pour elle qu'elle ait un nom à résonance "chrétienne" pour que quelqu'un accepte de lui offrir un endroit où passer la nuit. Il en était de même dans les auberges où les personnes dont le nom était le plus bourgeois avaient le plus de chances d'obtenir une chambre. En revanche, les autres devaient dormir dehors. Le sens de l'expression est aujourd'hui différent, même si elle a toujours une valeur assez négative. L'armée napoléonienne serait une autre origine possible. Elle était composée de nombreux soldats recrutés lors des campagnes à l'étranger. Lors des stationnements dans des villes, les habitants étaient tenus d'héberger les officiers titulaires d'un billet de logement. Certains de ces officiers avaient des noms de consonance étrangère, ils pouvaient passer pour des ennemis. On disait qu'ils avaient des "noms à coucher dehors avec un billet de logement".
C'est la fin des haricots En période de crise (financière ou autre), on dit parfois que "c'est la fin des haricots", la fin de tout en quelque sorte... D'où vient cette expression ? Au siècle dernier, on distribuait dans les internats des haricots aux élèves quand on ne savait plus quoi leur donner en guise de nourriture. En effet, le haricot était considéré comme un aliment de base, voire médiocre. Quand il n'y avait même plus de haricots à manger, c'était la fin de tout. C'est de là que provient l'expression, que l'on emploie quand on veut signifier que "c'est la fin du monde", souvent de façon ironique.
Avoir la berlue
"T'as la berlue ou quoi ?" Cette remarque est rarement positive...
Le mot "berlue" est issu de "beluga", qui signifie "être ébloui". La "berlue" est également le nom attribué à un problème de vue où l'on voit des choses qui ne sont pas devant nos yeux, telles que des points noirs ou des mouches par exemple. C'est en référence à cette maladie que l'on dit d'une personne qu'elle a la berlue lorsqu'elle croit voir des choses qui n'existent pas.
Etre dans de beaux draps
Se mettre dans de beaux draps" signifie se retrouver dans une situation compliquée. Les "draps" ont longtemps désigné les "habits". Autrefois, on disait "être dans de beaux draps blancs". Cette expression décrivait une situation honteuse. En effet, à cette époque, les gens accusés de luxure devaient assister à la messe habillés de blanc, ce qui devait faire ressortir les aspects "noirs" de leur vie. Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, "mettre un homme en beaux draps blancs" signifiait le critiquer. "Etre dans de beaux draps blancs" voulait donc dire que l'on était sujet aux moqueries, que l'on était dans une mauvaise situation. Aujourd'hui le qualificatif "blanc" a disparu, mais le sens de l'expression n'a pas changé.
C'est comme pisser dans un violon
Voilà une expression très imagée... Pour avoir choisi d'associer l'action de "pisser" au terme de "violon" pour dire "ça ne sert à rien" ? Vaste question ! Il semblerait qu'on ait dit autrefois "souffler" ou "siffler dans un violon" pour signifier que quelque chose était inefficace ou inutile. En effet, le violon étant un instrument à cordes, il n'en sortira jamais aucun son si l'on souffle ou si l'on siffle dedans. Il semblerait qu'on ait ensuite utilisé le verbe "pisser" pour donner un effet comique à la locution, son sens restant le même. Expressions imagées
En rang d'oignon
Se mettre en rang d'oignon signifie se placer sur une seule ligne. Mais l'expression n'a pas toujours eu le même sens. Au début du XVIIe siècle, elle signifiait "prendre place quelque part où l'on n'est pas invité". On a longtemps cru qu'il s'agissait d'une allusion à la façon que les paysans avaient d'attacher les oignons ensemble avec de la paille : du plus gros au plus petit. Cependant, il ne faut pas lire "rang d'oignons", comme les légumes, mais "rang d'Oignon", comme le maître de cérémonies Artus de la Fontaine Solaro, baron d'Oignon. Il était chargé d'attitrer des places aux députés sous Henri II et se fit connaître grâce à la sévérité avec laquelle il faisait se serrer les rangs et respecter les places données.
Faire le pied de grue
En général, on n'aime pas vraiment faire le pied de grue pendant 107 ans : c'est le genre de situation qui peut facilement courir sur le haricot... Apparue au XVIIe siècle, l'expression "faire le pied de grue" a remplacé "faire la jambe de grue". Celle-ci provenait du verbe "gruer" qui signifiait "attendre". De plus, il s'agissait aussi d'une référence à la grue en tant qu'oiseau, souvent citée pour désigner une personne idiote. "Faire le pied de grue" est donc équivalent à "attendre en ayant l'air un peu sot".
C'est la croix et la bannière
Au XVe siècle, il arrivait souvent que des cortèges religieux accompagnent les personnages importants. En tête se trouvaient des hommes qui portaient la croix et d'autres qui portaient une bannière, celle-ci servant à différencier la paroisse de la confrérie. Ces cortèges demandaient donc beaucoup d'organisation et de rigueur. C'est pourquoi on emploie depuis la fin du XVe siècle "c'est la croix et la bannière", pour qualifier une situation qui demande beaucoup de méticulosité. On a également dit aux XVIIe et XVIIIe siècles : "Il faut la croix et de l'eau bénite". Par extension, l'expression signifie également que quelque chose est difficile et complexe à réaliser.